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Préservation de la biodiversité des écosystèmes prairiaux du Massif Central en lien avec les modifications des pratiques de fertilisation

Synergies entre pratiques de méthanisation des effluents agricoles et préservation de la biodiversité au sein des prairies.

Publié le 28 août 2021 Mis à jour le 16 septembre 2021

Evaluer si des synergies entre pratiques de méthanisation des effluents agricoles et préservation de la biodiversité au sein des prairies sont possibles tout en permettant la valorisation des effluents d’élevage


Le responsable scientifique

Geneviève Gagne-Chabalier, Chef du Département Génie biologique, Maître de conférences, IUT Auriliac - UMRF
Cécile Moussard, Maître de conférences, IUT Auriliac - UMRF


Le résumé

Le Massif Central est considéré comme la plus grande prairie d’Europe avec notamment 3,5 millions d’hectares en herbe (85 % de la SAU) et 86 % des exploitations tournées vers l’élevage (bovin et ovin). La biodiversité des prairies est un atout majeur de ces surfaces en herbe et les conduites pratiquées, notamment la fertilisation, peuvent modifier leurs caractéristiques. Une grande partie des fumiers et lisiers est épandue afin d’amender les sols et de valoriser la matière organique des élevages. L’étendue du Massif permet de rencontrer des pratiques et des sols très divers.

Le développement de la méthanisation des effluents agricoles depuis plusieurs années permet de valoriser doublement ces effluents. Ainsi les fumiers sont une première fois placés en méthanisation pour produire du biogaz puis le résidu obtenu, appelé digestat, est épandu. Cette évolution des pratiques pose toutefois question auprès des professionnels concernant les caractéristiques des effluents épandus et leurs impacts sur les prairies et les sols.

Ce projet vise à étudier à court et moyen terme l’impact des digestats de méthanisations obtenus par voie sèche discontinue sur certains écosystèmes prairiaux du Massif Central. Ceci inclut la biodiversité des prairies (flore, faune du sol) et la valeur agronomique des sols en regard des pratiques actuelles d'utilisation des fumiers et/ou engrais minéraux. En effet, l’utilisation des digestats doit se faire en conjuguant préservation et/ou amélioration de la biodiversité des écosystèmes prairiaux, valorisation des effluents en énergie renouvelable et limitation de l'utilisation d'engrais ; facteurs d'intensification et de perte de biodiversité.

Les enjeux principaux du projet sont donc les suivants :

- piloter correctement les apports de digestats de méthanisation versus fumiers et engrais minéraux ;

- contribuer à la préservation des sols ;

- évaluer les effets des pratiques de fertilisation sur la biodiversité des espaces herbacés ouverts du Massif Central.

Ainsi un recensement des pratiques de fertilisation sera fait principalement dans le Cantal et l’Aveyron. Des essais prenant en compte ces pratiques seront mis en place sur des parcelles des deux départements. Ils permettront la comparaison des différents effluents sur leurs effets agronomiques (rendement et valeurs fourragères) et environnementaux (biodiversité de la flore et faune du sol) en fonction des sols et du type d’élevage (bovin ou ovin). Une valorisation des résultats sera réalisée via des actions de communications et de transfert auprès des agriculteurs.
 

Les chiffres clés

Durée : 28 mois (octobre 2019 à mai 2022)

Budget total : 260 150 €
Budget alloué à l'UCA : 159 969 €

Le projet " Préservation de la biodiversité des écosystèmes prairiaux du Massif Central en lien avec les modifications des pratiques de fertilisation " est cofinancée par l’Union Européenne et le Fonds National de l'Aménagement et du Développement du Territoire . L’Europe s’engage dans le Massif central avec le fonds européen de développement régional.